Que te dire Aénor ? Je ne peux rien promettre
Seulement te dire tout l'or des doux mots du poète.
Sans calcul, sans décompte il t'offre sa tendresse,
Profite de la douceur de ces temps d'allégresse.
En toi il puise, intime, et doucement il tremble
Que tu le crois voleur. Il se donne sans détour
Le peu qu'il récupère, il te l'offre en retour
Pour nourrir ce bonheur d'être à deux, d'être ensemble.
Je t'ai dit que le Loup est une malédiction
Que vouloir l'enfermer est une déraison.
Il n'y a pas de lien qui puisse le retenir
Quand il n'a pas convenu d'une parole à tenir.
Mais c'est un Loup fidèle. Dès lors que tu auras
Conquis son coeur blessé, là il t'appartiendra.
Et tu pourras compter sur sa parole entière
Pour nourrir vos deux âmes une union belle et fière.
Aujourd'hui il veut vivre, juste sentir le vent
Courir dans ses cheveux et vivre le présent.
Mais vois comme il revient constamment dans tes bras.
Ce n'est pas un hasard s'il revient tant vers toi.
C'est bien en éprouvant la douceur de ton coeur,
Que lentement il retrouve le chemin du bonheur.
Vas-tu vouloir garder pour toi seule ce trésor
Au prix de sa souffrance et n'avoir qu'un coeur mort ?
A ta source il s'abreuve et revient avec joie
Il t'offre ses sourires, ses bonheurs, ses émois.
Profite belle Aénor, nourrit toi à ton tour
Et cultivez ensemble ces présences de velours.